Santé mobile : un développement rapide à prévoir en Chine et aux États-Unis

Santé mobile : un développement rapide à prévoir en Chine et aux États-Unis

Le marché de la santé mobile continue de se développer, comme le prouvent les nombreuses applications santé et bien-être disponibles sur mobile et tablette.

De plus en plus connecté

Le nombre d’abonnés à Internet ne cessant d’augmenter, tout comme le nombre d’utilisateurs de smartphones, il n’est pas étonnant de voir les États-Unis et la Chine être les deux pays représentant le plus fort potentiel de développement de la m-santé. Cette affirmation est le fruit d’une étude menée par le Centre d’Innovation Technologique de Brookings. Si ce rapport met en avant les données à prendre en compte pour l’avenir du secteur de la santé « traditionnelle », comme le vieillissement de la population, l’augmentation du coût des soins, des maladies chroniques et des disparités sociétales, il est intéressant de constater que les nouvelles technologies mobiles seront un facteur déterminant pour améliorer la qualité des soins médicaux.

Le marché de la m-santé pèserait ainsi plus de 23 milliards de dollars d’ici 2017, dont plus d’un tiers seraient sur les marchés des deux plus importantes puissances économiques actuelles. Pour autant, ces deux pays ne présentent pas les mêmes opportunités. Le marché du Quantified Self est surtout concentré aux États-Unis, où les utilisateurs d’applications dédiées sont passés de 17% en 2010 à 37% en 2012. La Chine, quant à elle, s’intéresse surtout aux solutions de gestion des maladies chroniques.

Des habitudes à changer

Malgré ces chiffres encourageants, de nombreuses barrières sont encore à prévoir. Les technologies mobiles liées à la santé restent un sujet complexe, et ces nouvelles pratiques ne sont pas encore totalement acceptées par la profession, au même titre que les serious games ou la possibilité de se soigner et/ou de se rééduquer sur son lieu de vie. Au-delà des habitudes tenaces, il faudra régler le problème de la coopération entre les différents acteurs du secteur de la santé (hôpitaux, utilisateurs, fabricants d’équipement, opérateurs réseaux…) et prendre en compte la dimension légale, comme le remboursement des soins ou la couverture santé.

Ces nouvelles technologies offrent donc de nouvelles possibilités pour améliorer le quotidien de patients et la recherche santé, mais il faudra alors que les comportements évoluent en ce sens, au risque de voir les différents acteurs ne pas évoluer à la même vitesse.

Clément Kolodziejczak
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